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ASSOCIATION DE PARENTS - COMPTES-RENDUS
 

Compte rendu de la conférence organisée par l’AP le 24 avril 2017 «Anorexie et quête de transformation».

Le 15 janvier dernier, la conférence de Jean-Pascal Bousez, organisée par l’AP, a rassemblé une bonne centaine de personnes : étudiants, parents, professeurs et directeurs.

Ce petit compte rendu, parfois déstructuré, n’a pour seule prétention que d’attirer l’attention sur les points importants de l’exposé qui était d’ailleurs largement illustré par un PowerPoint de qualité.

- Je gère mes études comme un projet. C’est quand on a un projet qu’on est heureux …

- Processus : ensemble d’étapes qui s’enchaînent pour obtenir un résultat visé.

- Quels objectifs (et sous-objectifs) choisir : qu’est-ce qu’on veut faire plus tard ?, réussir cette année scolaire sans 2ème session avec un certain pourcentage ?, fixer le niveau à atteindre aux interros ?, aux examens, en cas de doute, se fixer des objectifs intermédiaires, …

- Quels sont les éléments à intégrer et quand ? Au cours, on écoute, pour déjà comprendre un max (et retenir aussi). Poser des questions et se poser des questions : QQOQCPCC , qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien,conséquences.

- La prise de note « force à être attentif », elle me rassure et me stimule moi-même… Travailler avec une marge large pour annotations ultérieures, 2 paragraphes par pages, une seule face (pour ensuite pouvoir étaler les notes et visualiser la matière). Ne pas hésiter à utiliser beaucoup de papier !

- Ultérieurement, les notes seront transformées en fiches adressées càd avec nom du cours, chapitre, sous chapitre, …

- On étudie 2 fiches par jour en les revoyant pendant 6 jours de suite ; le 7ème jour, on retire les 2 premières et on continue la suite …

- Importance de la mise en page, des couleurs, de tout type de moyen auquel l’étudiant est sensible.

- Nous vous invitons à aller voir le site de cognosco.org conçu par le conférencier, en particulier la méthodologie nommée HDA avec H pour nombre d’heures du cours/semaine, D pour la difficulté pour moi (1 très facile et 5 très difficile), A pour affectivité (de 1, j’adore à 5, je déteste) : H X D X A = HDA . Je travaille, tous les jours 10 à 15 minutes, les cours avec les 3 ou 4 HDA les plus élevés. Je persévère au moins 30 jours.

- Il est rappelé de faire régulièrement des pauses aérées (dehors et/ou fenêtres grandes ouvertes) de max 10 min (sinon, c’est plus dur de s’y remettre). Pour bien fonctionner, le cerveau a besoin de beaucoup… d’eau (boire souvent et suffisamment)

Cette conférence dynamique a rempli son objectif qui est de susciter l’action !

Pour rappel « élémentaire », les professeurs et les copains de classe sont la première ressource pour un apprentissage fructueux.

N’hésitez pas à poser des questions aux uns et aux autres.

Des sites internet et livres pour prolonger la réflexion.
Cognosco.org ; lesclesdelareussite.be, livres : Le Déclic, Booster votre enfant, posters, …

Vidéos
Pourquoi vouloir être efficace ?
Quels cours travailler davantage ?
Pourquoi te fixer des objectifs ?
Pourquoi te poser des questions ?
Faut-il faire des pauses ?
Quelle méthode de travail ?
Quelle organisation personnelle ?
Tes canaux de communication ?
Comment faire pour mémoriser ?
Comment te contrôler à l’examen ?
Comment améliorer ta concentration ?
Comment gérer ton temps ?
Ce qu’il te faut savoir en plus




Compte rendu de la conférence organisée par l’AP le 24 avril 2017 «Anorexie et quête de transformation».

Le lundi 24 avril 2017 a eu lieu la conférence organisée par l’AP sur le thème «Anorexie et quête de transformation».

Une quarantaine de personnes étaient présentes pour écouter le témoignage émouvant et plein de sensibilité de la conférencière, Caroline Valentiny, psychologue et auteure du livre « Voyage au bord du vide ».

Elle raconte ainsi comment, à 17 ans, un mal être commence à la poursuivre. Crises d’angoisse, anorexie, … commence alors un parcours de plusieurs années qui aboutit dans l’univers des traitements psychiatriques lourds essentiellement basés sur des cures de sommeil, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères et électrochocs.

Les traitements divers ne fonctionnent pas ; les pratiques médicales sont impuissantes. La situation se dégrade. Une issue fatale s’annonce : le corps se vide et la vie disparaît de la vie.

Ses parents sont impuissants et désespérés. A bout de souffle, les parents de Caroline se raccrochent à un espoir ténu, mince comme un fil : une adresse e-mail d’une thérapeute canadienne qui n’est ni médecin, ni psychologue. Cette référence, Caroline l’avait trouvée dans un bouquin acheté machinalement dans une librairie proche de l’hôpital.

Presque immédiatement, Caroline et sa maman partent pour le Canada côte Ouest, Colombie Britannique, dans la région de Vancouver.

Commence alors une cure de désintoxication progressive de tous les médicaments et une reconstruction intérieure en parallèle.

A contrario des pratiques médicales subies en Belgique, le centre privé canadien utilisait des méthodes dites douces et principalement le toucher.

La proximité de l’océan pacifique a joué un rôle déterminant dans son retour à la vie, de même que l’écriture pour raconter son vécu.

Sans l’initiative de ses parents et leurs moyens financiers pour aller au Canada, Caroline ne serait plus là. Elle souligne aussi l’importance de ses proches et amis qui sont venus la soutenir au Canada la première année.

Elle y est restée 5 ans : 3 ans de thérapie et 2 ans pendant lesquels Caroline a enseigné le français.

Son livre est un témoignage qu’elle laisse derrière elle. Cet ouvrage peut être une piste pour aider d’autres anorexiques mais il est clair qu’une anorexie n’est pas l’autre et qu’il faut explorer toutes les voies même celles dites non scientifiques.

Après son exposé touchant, Caroline a répondu aux questions des participants. En fin de soirée, plusieurs personnes ont pu s’entretenir avec elle.

Surprise très agréable, se trouvait dans l’assemblée, celui qui a signé la postface du livre de Caroline : le prêtre, écrivain, ancien vice-recteur de l’UCL, Gabriel RINGLET.

Nous avons apprécié sa présence chaleureuse. Et il est fort probable que l’AP le fasse revenir, en tant que conférencier cette fois.



Compte rendu de la conférence organisée par l’AP le 14 novembre 2016 « La motivation, source d’efficacité ». Orateur : Mr Jean-Pascal BOUSEZ de l’asbl Cognosco


Cette conférence a rassemblé une centaine de personnes un lundi soir. L’exposé dynamique, bien soutenu par une projection Powerpoint, a captivé l’attention.

Des références à des cas concrets de réactions étudiants/parents/enseignants ont illustré les propos du conférencier.

Un parallèle est établi entre la psychologie de la performance sportive et celle de la performance scolaire.

L’efficacité génère de la satisfaction, de la fierté. Et si c’était l’efficacité qui était source de motivation scolaire ?

Un état des lieux sur les succès et les échecs, avec attribution causale, permet d’y voir plus clair suivant les raisons évoquées : interne/externe, stable/instable, contrôlable/incontrôlable.

La confiance en soi se développe sur base de résultats antérieurs positifs.

Poursuivre des buts de maîtrise et de performance engendre de la motivation. Technique des petits pas : objectifs intermédiaires.

Il est difficile d’atteindre un but de performance si le sentiment de compétence est faible.

Le conférencier parle ensuite des gestes mentaux pour apprendre. Il définit un coefficient HDA pour chaque cours : H pour nombre d’heures dans l’horaire, D pour difficulté pour moi (1 facile, 5 très difficile), A pour affectivité (1 j’adore, 5 je déteste). Il conseille de travailler 10 à 15 min., tous les jours (6j/7), les 3 cours avec les HDA les plus élevés.

L’efficacité passe par la connaissance de soi (matin, soir, visuel, auditif, kinestésique, … ), la méthode de travail et l’organisation, la gestion du temps et de l’énergie.

Il faut aussi laisser au jeune son autonomie et lui faire confiance.

Pour susciter le déclic, 2 possibilités : laisser aller dans le mur … ou opérer de tous petits changements de direction, par exemple travailler quelques cours avec HDA élevé, chercher à comprendre le jour même, relire le cours précédent la veille du cours suivant, …

Pour info, le site cognosco.org permet une approche du sujet grâce à de courtes vidéos et des documents téléchargeables.



Conférence sur l'alcool du 18/04/2016


Notre conférence sur l’alcool de ce lundi 18 avril a rencontré un vif succès aussi bien chez les adultes que chez les jeunes venus pour une fois en nombre. Il faut dire que le sujet est fort d’actualité et que l’orateur, le Dr Gueibe, en vaut vraiment la peine : de manière décontractée et avec des anecdotes bien concrètes, le Dr Gueibe nous a captivés pendant 2 h et donné de très bons conseils (voir feuille en attaché) .La soirée s’est terminée autour d’un petit verre ... de jus d’orange (évidemment !) offert par l’AP.





Compte-rendu de la conférence du 18/01/2016  
sur le harcèlement à l'école et le cyber-harcèlement par Mr Bruno Humbeeck*


*Bruno Humbeeck est psychopédagogue et auteur de nombreuses publications dans le domaine de la prévention des violences scolaires et familiales, de la maltraitance, de la toxicomanie et de la prise en charge des personnes en rupture psychosociale et/ou familiale. Spécialiste de la résilience, il mène depuis septembre 2012 des travaux dans le domaine de la prévention des violences visibles et invisibles dans l'environnement scolaire et périscolaire qui l'ont amené à concevoir un modèle de prévention des situations de harcèlement articulé autour des concepts de « cour de récréation régulée » (pour assurer la maîtrise des espaces et de ce qui s'y déroule) et « d'espaces de parole régulés » (pour assurer la maîtrise des groupes-classe et de ce qui s'y vit).
Il est docteur de l'Université de Rouen après avoir soutenu une thèse en sciences de l'éducation.  Bruno Humbeeck est chercheur en pédagogie familiale et scolaire à l'Université de Mons,  membre associé à l'Université de Rouen.

Environ 100 personnes étaient présentes pour écouter cet orateur sur un sujet sensible qui concerne tous ceux qui sont impliqués dans l’éducation des jeunes.

La présidente de l’AP, Francine Douin, présente l’orateur.

Bruno Humbeeck travaille essentiellement avec les écoles.
 
Il commence par définir la notion d’ «hyperparents » : ils veulent tout contrôler, attendent le meilleur et agissent pour qu’à leurs yeux, leurs enfants soient le plus heureux possible. Cette hyperparentalité est à l’origine de beaucoup de tensions entre les parents et leurs jeunes, ce qui ne favorise pas le dialogue.

Du côté de l'école, c’est quand même un lieu où de la souffrance est présente. L’apprentissage présente toujours des difficultés et, de plus,  les groupes humains en présence sont contraints de vivre ensemble (élèves, professeurs, encadrement).

On distingue 3 périodes dans une année scolaire :
 
- Septembre: = "euphorie": Elèves heureux de faire connaissance; enseignants se réjouissent d'avoir une "bonne classe" cette année, de retrouver leurs collègues, etc...

- Octobre à Décembre : "délestage progressif des membres" : "Ma classe est chouette mais il y a quand-même un tel et un tel qui m'énervent", etc...( valable pour les élèves et les profs)

- Janvier à la mi-mai : C’est la haute saison pour les exclusions et le harcèlement.

C’est à cette période que la communauté éducative et les parents doivent être les plus attentifs. Mais le danger peut résider dans le fait de ne pas prendre directement au sérieux les plaintes de l'enfant : réagir trop peu, de façon latente, ou en disant : "ok, je vais enquêter", entraîne directement chez l'enfant le sentiment qu'on met en doute sa parole et qu'on ne le croit pas. Les hyperparents n’aiment pas entendre le chagrin de leur enfant.
Or, les enfants, et surtout les ados, parlent peu. Ils ne veulent pas parler de leurs difficultés car ils redoutent avant tout la confrontation. Ils font donc un effort surhumain pour parler de leur problème, et si celui-ci n'est pas pris en charge directement, si quelqu'un ne leur dit pas tout de suite : "Ok, je t'ai entendu, et je vais trouver une solution pour que ça s'arrête", ils vont passer de la souffrance à la désespérance pouvant aller jusqu’au suicide …

Qui doit intervenir?

Il faut savoir que dans un groupe, et c'est toujours comme ça, il y a +/- 15% de dominants, 15% de dominés, et le reste de spectateurs. Mais des spectateurs qui réagissent. Par exemple, ils vont rire à une blague, ou une moquerie sur quelqu'un.
Une classe est un groupe; un groupe où l'on va retrouver la même répartition.
Le rôle de l'enseignant est d'instaurer un climat d'apprentissage pour réussir à apprendre quelque chose à ses élèves. Or, un élève humilié est stressé. Et qui dit stress dit incapacité totale d'apprendre quoi que ce soit. C'est donc le rôle de l'enseignant de s'occuper des problèmes de harcèlement dans sa classe. Ce n'est pas le rôle du parent. Le parent doit comprendre et accepter que sa place n' est pas à l'école. Chacun son espace d'intervention : le prof à l'école, et les parents à la maison. Et c'est le rôle de l'école de maîtriser et gérer le harcèlement. Les écoles ont déjà reçu une circulaire sur le sujet et devront présenter des procédures luttant contre le harcèlement, propres à leur établissement.

Comment intervenir?

1) Pas avec autorité car ça ne marche pas et dès le retour à la maison, le harceleur, qui ne se rend pas toujours compte de ce qu'il fait, se sentira, lui, agressé, et n'aura qu'une envie : la vengeance, qui sera encore plus forte et violente que les faits de départ.

2) Comprendre le "climat de classe", càd, les dominants - dominés - spectateurs

3) Mettre en place des cours de récréations régulées et des espaces de paroles régulés, avec des "normes", des "règles", et des "lois".

-Les cours de récréation régulées :

En créant des espaces, des territoires avec certaines règles (ex : ici, c'est où on peut jouer avec un ballon; là c'est où on peut courir, mais sans ballon, et là, c'est où on parle, on joue, mais on ne court pas), on diminue les sources de conflit, et donc de stress. On y met en place des règles, qui sont les mêmes pour tout le monde, et qui se sanctionnent si elle ne sont pas  respectées.

-Les espaces de paroles régulés : on met en place des normes.  Une norme (ex : "tu ne rentres pas tard") induit systématiquement un espace de parole. "Pas tard" pour les uns, peut être trop tôt ou trop tard pour d'autres.
On crée donc des espaces de paroles, ou chacun peut s'exprimer, mais PAS N'IMPORTE COMMENT. Il faut respecter certaines règles, afin que ça ne devienne pas le capharnaüm après quelques minutes.

  • L'espace de parole doit être sécurisé, c'est à dire régulé par le professeur, l'adulte. C'est lui qui a et maintien le pouvoir. Si non, ce seront directement les plus forts en caractère qui vont très vite prendre le pouvoir : s'accaparer la parole, faire des blagues, voire casser l'enfant qui voulait au départ exprimer un mal être. Le dominant, et ses spectateurs, font donc très vite tourner cet espace de parole en one-man show et le harcelé n'a pu finalement trouver une solution à son problème.
Le harcèlement commence très souvent par de "l'humour". C'est très souvent ce que répondent les harceleurs, et c'est vraiment comme cela qu'ils ressentent souvent les choses : ils voulaient juste rigoler. Les harceleurs ne sont pas des monstres. Ils ignorent la plupart du temps l'effet que leurs blagues ont sur d'autres. Ils n'ont peut-être pas non plus la même sensibilité. C'est au récepteur de dire si lui estime que c'est une blague, ou plutôt une moquerie.
  • Accepter et mettre au centre l'émotion, le ressenti de l'enfant. Mettre en place des espaces de paroles veut dire prendre en charge une émotion, qui est exprimée par quelqu'un: peur, joie, tristesse, colère. (On peut, par exemple, chez les plus jeunes, utiliser et proposer d'aller chercher un de ces 4 émoticônes).
Une émotion se dit, elle ne se contredit pas. Et il ne faut pas diminuer son impact.
Il est important de se dire que toutes les émotions sont indispensables. Il faut autoriser les enfants à vivre toutes les émotions, et l'aider à les gérer. Il ne faut pas essayer de préserver nos enfants par exemple de la peur. Ou pire, de la nier.
  • Ne pas nommer, accuser, montrer le harceleur car, comme expliqué ci-dessus, il ne perçoit pas toujours la violence de ses actes; il voudra de plus reprendre la place qu'il aura perdu face au groupe, et cela souvent avec beaucoup de violence.
  • Ne pas apporter de solution d’emblée. L'enseignant ne doit rien faire. Il doit juste dire : "Je vois que X est triste parce qu'on se moque de lui parce que..." et poser la question: "Qu'est-ce qu'on va faire pour que X ne soit plus triste?"
Si l'enseignant arrive avec une solution, directement, l'empathie du groupe pour le harcelé va diminuer.
Par contre, il y aura toujours des membres du groupe qui d'eux-mêmes, prendront la défense du harcelé, en contredisant les propos du harceleur, etc... Et le harcèlement prendra fin car le harceleur soit prendra conscience du mal qu'il a suscité, soit n'obtiendra plus le succès attendu de "son public"(spectateurs) et passera à autre chose.
  • Les espaces de paroles doivent être périodiques. De ce fait, l'enfant harcelé saura qu'il aura toujours l'occasion de parler de son problème et qu'on va s'occuper de lui. La dimension Internet doit être prise en compte car c’est une force virtuelle qui amplifie le réel (caisse de résonance).
Enfin, il y a des situations où il faut mettre en place des lois, avec des sanctions dictées par un conseil de discipline. Dans quels cas?
- injure raciste
- atteinte à l'intégrité physique ou au bien d'autrui
- absentéisme important
- atteinte à la structure de l'école, menaces
- manque de respect à l’enseignant

Le conseil de discipline doit être composé du directeur, d'un représentant des professeurs, et d'un représentant de l'enfant. On demande à l'enfant : "A qui fais-tu confiance pour te représenter?"  Il cite souvent son professeur principal.

Le conseil de classe décide d'une sanction probatoire, c'est à dire que si dans les 3 mois qui suivent, l'auteur ne refait plus la faute qu'on lui reproche, la sanction tombe. Si elle se reproduit, elle est alors mise en place.

Dans toutes ces matières citées plus haut, les écoles peuvent trouver de l’appui auprès du service de Mr Humbeek , des PMS et AMO. Des formations existent ; il faut sensibiliser et former la chaîne éducative scolaire.

Quelques conseils aux parents
-Faire comprendre à notre enfant l'importance et l'impact des réseaux sociaux dans nos propres actes. Par ex, lui demander son autorisation avant de poster une photo de lui sur notre mur.
-Lui faire connaître les règles : si tu partages ton intime, ce n'est alors plus privé, mais ça devient public! Danger !!
-S'intéresser à son ado, sans vouloir le contrôler. S'intéresser, c'est lui donner une place, une identité, une importance.  (PS : c'est, par ailleurs la meilleure chose à faire pour lutter notamment contre les radicalisations, etc..).
-Etre disponible, sans être envahissant. Lui dire par ex : Ok, tu vas sur Facebook, mais en cas de problème, tu viens me trouver, et je réagirai.
-Prendre  en compte son émotion
-Chercher de l'aide
-En cas de dispute : ne pas s'immiscer directement ; y mettre un terme si nécessaire en séparant les protagonistes. Donner la possibilité de ré-explications plus tard, quand tout le monde est calmé.
-Donner à l'enfant le choix de décider s’il faut en parler dans un espace de parole ou pas

 




Conférence de Madame Wilmart, psychologue clinicienne
Etre un enfant à haut potentiel, facilité ou fatalité ?

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Un peu plus de 50 personnes ont assisté à la présentation de Madame Daphné WILMART.

De nombreux parents concernés ainsi que quelques professeurs se trouvaient dans l’assemblée. Le phénomène semble plus courant qu’il n’y parait ! Il n’en reste pas moins problématique pour ces familles très souvent désarmées face aux réactions peu communes de ces enfants. Il en est de même pour le corps enseignant qui n’a pas toutes les informations utiles pour gérer ces adolescents en classe. La conférence était donc attendue avec impatience par tous.

Qui appelle-t-on « Enfant ou Adulte à Haut Potentiel ? Un enfant/adulte est considéré HP si son QI est évalué égal ou supérieur à 130.

Si une partie de ceux-ci se porte bien, certains auront des difficultés d’ordre social ou émotionnel, d’autres auront des problèmes scolaire, ces problèmes pouvant mener à la déscolarisation. Le rapport statistique est de 5 enfants HP sur 100.

Madame Wilmart nous a tout d’abord décrit la manière dont elle opérait pour identifier un enfant à haut potentiel (HP).

Ensuite, elle nous a expliqué les différents « symptômes » présents chez ces enfants, sur le plan affectif, scolaire, familial, intellectuel. Pour terminer par des conseils concernant l’aide à apporter.

Le premier problème rencontré par les enfants et les familles est la stigmatisation liée à l’appellation "Haut potentiel". En effet, le terme utilisé semble ne prendre en compte que l’aspect intellectuel. Or, ces enfants développent des difficultés dans beaucoup d’autres domaines que l’intelligence. Ils sont plus intelligents que la norme mais ils ne parviennent pas à la maîtriser. Dès lors, un enfant HP, qui obtient une cote inférieure à la classe voire un échec, n’est pas bien perçu. De même, si une famille se permet de confier qu’elle rencontre des difficultés avec cet enfant, elle est méprisée : ton enfant est plus intelligent de quoi te plains-tu ?

Ci-dessous, un aperçu de quelques difficultés que certains enfants peuvent rencontrer au cours de leur développement:

• Sur le plan affectif, ces enfants sont hyperémotifs, anxieux, perfectionnistes. Ils réclament beaucoup d’amour et ont une conscience rapide et aigüe de la réalité du monde.

• Sur le plan social et familial, ces enfants éprouvent des difficultés d’intégration, sont turbulents. Ils souffrent de solitude en raison du rejet qu’ils provoquent. Ils sont altruistes et ont une perception fine des dysfonctionnements. Ils n’hésitent pas à signaler à une personne qu’elle est dans l’erreur.

• Sur le plan intellectuel et scolaire, ces enfants sont réactifs à l’environnement et ont des problèmes de concentration. Ils manient les mots avec richesse et sont autonomes dans leur apprentissage. Ils sont multitâches et ont une rapidité de raisonnement : tout est logique. Ils résolvent des problèmes complexes mais ne sont pas capables d’expliquer comment ils y sont arrivés.

Alors comment aider ces enfants ? Tout d’abord, poser un diagnostic pertinent le plus tôt possible pour permettre à l’enfant de se sentir pris en considération. Ensuite, apprendre à l’enfant à mieux se connaître, savoir ses faiblesses et surtout ses ressources, avec l’aide ou non d’un psychologue. Enfin, travailler en étroite collaboration avec l’école pour envisager une méthode travail adaptée aux besoins de l’enfant.

Ce dernier point a peut-être quelque peu déconcerté les familles concernées au vu des questions qui ont été posées. Elles auraient souhaité plus de concret : "Quand notre enfant est diagnostiqué HP, QUE FAIT-ON ?"

Comme un cri du cœur !


Sur sa page Facebook (daphne wilmart psychologie), Madame Wilmart propose des publications intéressantes (articles, livres).

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Ce qu’il est bon de savoir…


Lundi 24 novembre a eu lieu la première conférence organisée par l’AP. Un peu plus de 80 personnes ont assisté avec une attention soutenue à l’excellente présentation de Monsieur Christophe BUTSTRAEN. La partie questions/réponses a été particulièrement dynamique, preuve du questionnement que rencontrent de nombreuses familles.

Il est évidemment impossible de résumer ici un exposé si dense, agrémenté d’une animation par slides successifs particulièrement réussie.

Voici toutefois quelques informations et conseils que nous avons glanés au cours de cette soirée :
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Quelques chiffres : Facebook, c’est plus d’1 milliard d’utilisateurs, 3,5 milliards par jour de « like », 350 millions de photos par jour, …
Facebook est une vitrine commerciale qui poursuit 3 buts vis-à-vis des utilisateurs : qu’ils viennent souvent, le plus longtemps possible et dépensent le plus possible via les annonceurs explicites ou cachés !
Facebook est un hébergeur, c’est nous qui mettons le contenu.
En tant que consommateur et auteur, nous pouvons être victime et/ou coupable vis-à-vis de la loi.
Ne pas faire sur Internet, ce que l’on ne ferait pas dans la vie ordinaire à la vue de tout le monde.
Attention, rien ne s’efface. On peut retrouver TOUT, par exemple via la justice ou les pirates informatiques.
Utiliser un mot de passe fiable càd long et difficile à mémoriser pour d’autres.
Faire respecter son droit à l’image et respecter celui des autres.
Ne pas mentir mais répondre le moins possible. Beaucoup de questions du logiciel peuvent rester sans réponse de notre part sans que cela soit bloquant.
Attentions aux informations que l’on donne, du type : « Dans 3 jours, vacances en Espagne » … les voleurs sauront où venir.
Certaines sectes recrutent sournoisement via Facebook.
Le terme « ami » sur Facebook est mensonger ; ce devrait être « contact ».
Il faut toujours rencontrer les gens « en vrai », AVANT de les « mettre comme amis ».
Sur le mur des événements, adapté en permanence, Facebook fait un choix marketing des « amis » qui interviennent.
Etre très attentif au paramétrage de son compte.
Il faut voir du contenu avant de « liker », sinon chaque « clic » peut être un « like » déguisé.
Il y a bien sûr toutes les fausses identités destinées à nous tromper.
En cas de harcèlement, faire jouer la solidarité. En parler dans la « vraie vie » avec parents, vrais amis, professeurs, … Plus il y a d’avis négatif sur une information, plus il y a de probabilité que Facebook supprime cette info.
Il existe 2 possibilités d’effacer son profil de Facebook (bien que les infos restent à vie sur leurs serveurs) : supprimer ou désactiver (possibilité de retrouver ultérieurement ses contacts grâce au mot de passe initial). Voir aussi le site : « justdelete.me »

Pour terminer cet article, nous ne pouvons que vous inviter à la prudence : le diable s’habille en ange !


Un titre de livre pour approfondir notre connaissance du sujet : « Internet, mes parents, mes profs et moi ».

A découvrir également (en format PDF):

Règles pour le bon usage des technologies de l'information et de la communication

Ce qu’il faut savoir pour surfer sans danger


 
   
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